La question des nouvelles technologies

Séminaire - Incentive - Team Building

La question des nouvelles technologies

10 juin 2019 Non classé 0

Lundi dernier, à l’occasion d’un séminaire en Norvège, un participant a expliqué combien celles-ci sont particulièrement stigmatisées. Elles s’accompagnent presque toujours des changements dans le monde de l’économie. le télégraphe s’est vu promis à disparaître quand est apparu le téléphone; Les synthétiques ont détrôné les bois et les métaux…
Un intervenant a mis en évidence cette double facette du progrès. Il s’est pour cela appuyé sur un objet tout simple : le smartphone. Un tout-en-un qui fusionne un téléphone, une bibliothèque, un appareil photo et un ordinateur de poche. Il est non seulement un concentré, produit égalementde meilleures performances, ne demande moins d’assemblage et impose beaucoup moins de matériaux et d’énergie.. Son arrivée a représenté une catastrophe pour bon nombre d’entreprises : producteurs de disques vinyles ou de CD, revendeurs, producteurs de polaroid, de téléphones fixes. En matière de rentabilité et l’activité dans ces industries, le smartphone a été un fléau intégral. Cependant, en évinçant tous ces appareils, il nous a offert un plus grand confort de vie. C’est là tout le paradoxe de l’innovation ». Les innovations déclenchent un accroissement du niveau de vie mais confrontent aussi les industries existantes face à des désagréments ; elles leur font subir des pertes colossales ou les inclinent à disparaître. Le renforcement de la richesse globale est visible à terme ; sur le moment, ce sont avant tout les conséquences catastrophiques qui prédominent : certains employés au sein de certaines industries se voient dépossédés d’emploi en raison de l’innovation. Le laitier qui perd son gagne-pain parce que le public procure un réfrigérateur. Les petits magasins de sport qui déposent le bilan suite à la venue de géants du marché. Les perdants de cette course à l’innovation critiquent évidemment les nouvelles technologies. C’est pour cette raison que le progrès, malgré son indéniable utilité, est au départ fréquemment identifié comme un recul.
Il faut néanmoins retenir l’autre facette de la médaille : l’arrivée de la nouvelle technologie s’accompagne certes à des malheurs et dépossède des employés au chômage ; mais à l’inverse, l’innovation fournit de nouveaux emplois et de nouvelles richesses.
Voilà donc ce que m’a appris ce séminaire à Montréal : La création est une conséquence naturelle de la destruction : il ne peut y avoir la première sans la seconde. Soutenir les entreprises non compétitives à l’aide de subventions est vain de secourir les industries en danger au moyen de subventions, car celles-ci sont destinées à mourir. Les fonds englouti dans ces géants dépassés ne font que différer leur fin, alors qu’il aurait pu appuyer les secteurs de demain. Mal octroyées, les aides gouvernementales troublent le mécanismede destruction et de création, de même que la croissance.